Le logement est un droit.

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Le logement est un droit.

Message  Attac Fr le Mar 6 Nov - 18:54

Depuis le 3 octobre, plus de 250 familles sans logis, à la rue, hébergées dans des hôtels, des foyers ou chez des tiers, ont installé un campement rue de la Banque à Paris. Disposant de revenus et inscrits de longue date comme demandeurs de logement, ces ménages revendiquent le droit légitime d'accéder à un logement. Jusqu'à présent, le gouvernement n'a proposé aucune solution concrète. Pire, les forces de l'ordre sont intervenues violemment à plusieurs reprises afin de décourager cette mobilisation.

Attac exprime son soutien aux familles en lutte et appelle ses adhérents et ses sympathisants à se mobiliser aux côtés de ceux qui exigent l'application de ce droit fondamental consacré par l'article I de la loi du 5 mars 2007 et l'article 31 de la charte sociale européenne révisée.
La répression policière doit cesser et Attac exige l'ouverture immédiate d'une négociation pour le relogement des familles de la rue de la Banque.

A l'appel de nombreuses organisations, une manifestation unitaire aura lieu le :
Dimanche 11 novembre, 14 heures
21 rue de la Banque
Métro Bourse

L'accès à un logement digne est un droit fondamental. Des mesures d'urgence s'imposent, et notamment :
- La réquisition des logements vacants
- L'arrêt des expulsions locatives sans relogement
- La création d'un service public du logement
- La construction de 250 000 logements sociaux par an
- L'encadrement des loyers du parc privé
- La taxation de la spéculation foncière et immobilière


Les difficultés d'accès au logement s'aggravent !

Faut-il le rappeler, un nombre sans cesse croissant de ménages est confronté à de graves difficultés d'accès au logement. Plus de 3,2 millions de personnes sont directement concernées par le mal logement, dont plus de 200 000 sans logis. Les habitats de fortune, et en particulier le camping à l'année, l'utilisation de caves, de garages, et l'aménagement de cabanes aux marges des zones urbaines, se multiplient. 100 000 personnes vivraient ainsi dans des campements, plus de 40 000 seraient installées dans des constructions provisoires qui ne sont pas sans rappeler les bidonvilles de l'après-guerre. Bien que sa capacité ne cesse de croître, le dispositif d'hébergement social est saturé en permanence.

Si le mal logement frappe directement les ménages disposant des revenus les plus modestes, les difficultés d'accès à l'habitat concernent aussi une partie des « classes moyennes ». La flambée des loyers, notamment dans le parc privé, tend à accroître le taux d'effort des locataires : la part moyenne des revenus consacrés au logement atteint près de 25% ; la moyenne lisse les extrêmes qui, pour les plus modestes, peuvent atteindre de 40 à 50 % des ressources.

Faute de répondre aux exigences de solvabilité de plus en plus élevées des bailleurs privés, les ménages, et en particulier les jeunes, trouvent difficilement à se loger. L'inaccessibilité du parc privé provoque un report de la demande sur le logement social : plus de 1,2 millions demandes de logement social restent en souffrance, dont plus de 340 000 en Ile de France. Dans le parc social, le taux de mobilité a chuté en dessous de 10%.

Attac France,
Montreuil, le 6 novembre 2007

Attac Fr
Invité


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